Rencontre avec Aurélie Maras, Adjointe au Maire de Lyon, Démocratie locale et vie citoyenne

Aurélie Maras, Adjointe au Maire de Lyon, Démocratie locale et vie citoyenne.
46 ans, ingénieure dans l’industrie.
Donner à chacune et chacun le pouvoir d’agir
« D’un père apiculteur et accompagnateur de montagne, j’ai eu conscience très jeune des enjeux écologiques et de l’urgence à agir. » Co-fondatrice d’un jardin partagé, l’engagement d’Aurélie Maras débute par une expérience du collectif et de l’associatif avant de se poursuivre comme élue dans le 8ème arrondissement en 2020. Aujourd’hui, Adjointe au Maire de Lyon, elle est convaincue que « la transformation vient des citoyennes et citoyens ». Renforcer la démocratie passe par le soutien et l’accompagnement des initiatives qu’elles soient individuelles ou collectives.
Faire entendre toutes les voix
Son ambition est claire : permettre à chaque habitante et habitant de se sentir légitime à participer. « Prendre la parole, interpeller la Ville, proposer un sujet… ce n’est pas toujours facile. Mon rôle, c’est d’accompagner ces démarches. » Aurélie Maras croit profondément en « l’expertise d’usage des habitants », c’est-à-dire leur connaissance concrète du quotidien. Par exemple, le Conseil d’arrondissement des enfants du 8ème s’est mobilisé et a obtenu la participation des enfants à la commission menu des restaurants scolaires, tout en développant en chemin leurs compétences d’organisation et de la décision collectives.
Pour ce nouveau mandat, plusieurs dispositifs verront le jour afin de développer la culture du débat démocratique et faciliter l’engagement citoyen. Parmi eux, le droit d’interpellation citoyenne, qui permettra aux habitantes et habitants de saisir la Ville et d’avancer sur leurs idées ou problématiques grâce à différents outils : une étape de médiation, des ateliers d’initiative citoyenne ou une votation.
La Ville lancera également un forum mobile de débat, « une sorte de parlement itinérant » installé dans l’espace public, au plus près des habitantes et habitants, notamment lors d’événements populaires. En parallèle, un parlement des jeunes sera créé pour encourager l’expression et l’engagement des plus jeunes.
Le soutien aux initiatives locales sera renforcé avec un nouveau dispositif, le « 50/50 ». A partir d’initiatives de Lyonnaises et Lyonnais, il permet la gestion commune ou la réalisation de projets partagée entre la Ville de Lyon et un collectif d’habitants. La prochaine édition du budget participatif continuera de soutenir la jeunesse et les quartiers populaires.
Les conseils de quartier seront également confortés dans leur rôle : « Leurs travaux sont très précieux. Nous voulons leur donner plus de visibilité, renforcer leur implication dans les politiques publiques et améliorer la compréhension des décisions, notamment budgétaires. »
S’impliquer, concrètement
Les possibilités de participation sont nombreuses pour les habitantes et habitants. « La première étape, c’est souvent de rejoindre son Conseil de quartier », explique Aurélie Maras. Cela permet de s’informer, de proposer des idées et de participer à des projets, qu’ils soient ponctuels ou de plus long terme.
Les habitantes et habitants peuvent également s’engager dans une association de quartier ou en créer une, organiser des événements comme une fête de quartier ou une fête des voisins.
Participer à une concertation, répondre en ligne à une consultation ou proposer un projet dans le cadre du budget participatif sont autant de moyens concrets de contribuer à la vie locale.
« Tout cela fait partie de la vie citoyenne et contribue au lien social. »
« Foncez ! »
À celles et ceux qui hésitent encore, son message est direct : « Foncez ! Il existe mille façons de s’engager. Si vous avez des idées, parlez-nous-en : nous sommes là pour vous accompagner. »
L’implication dans la vie locale c’est une riche expérience humaine : « Ce sont des rencontres, des expériences partagées, des moments de débat et de décision collective. »
Et c’est concret : « L’engagement citoyen agit sur le territoire, renforce le lien social et contribue à lutter contre l’isolement et les discriminations. À nous de créer les conditions pour qu’il puisse s’exprimer pleinement. »
Enfin, le mois de mai sera marqué par un « Mai citoyen », des temps d’échanges ouverts pour rencontrer les habitantes et habitants, les écouter et imaginer ensemble cette feuille de route.
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